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Trois duos distincts composent parcelles.

 

À l’origine du projet, l’idée de créer un lieu où le corps puisse se confronter à sa propre façon d'appréhender le mouvement. L'utilisation du duo est un moyen de mesurer comment l’autre corps présent sur le plateau influence son évolution, lui offrant autant de « frontières » à respecter ou à franchir.

 

D’une manière générale nous effectuons tous les mêmes gestes (être debout, marcher, tomber, porter, frapper, etc…) et ainsi on peut dire qu’ils constituent le fondement d’une culture de groupe. Mais ces gestes sont pourtant singuliers à chacun : en d’autres termes ils nous signent sans nous appartenir*.

 

Ici il n’est donc pas question de chercher à écrire la danse en premier lieu, mais plutôt d’explorer quels chemins nous propose de prendre le « corps-auteur » dans l’organisation de son architecture propre. Explorer aussi l’articulation des mouvements entre eux — du corps devenu interprète qui les traverse — et tendre peut-être à créer une danse propre à soi.

 

Dans parcelles la corporéité singulière des interprètes est exposé au regard du spectateur et devient le support à la construction de son propre imaginaire. On observe le corps dansant et on y traque les images où il s’incarne, les instants où il laisse s’échapper au-dehors les indices parfois très ténus qui contiennent une charge émotive et un pouvoir de création de sens*.

 

Ainsi parcelles est une proposition. Il ne s’agit pas de délivrer un message mais plutôt de partager une vision. Celle de toujours faire du plateau un lieu perméable au monde où se hasarde la syntaxe d’une danse poétique et politique, qui se délecte et s’affranchit de toute histoire de gestes.

 

 Nans Martin

 

 

 

 

 

 

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Notes

 

1 - Introduction de Histoires de gestes — Marie Glon et Isabelle Launay

2 - Préface de Instincts de danse — Héla Fattoumi et Eric Lamoureux